Glossaire

Parce qu’en tant que débutant, une de mes premières difficultés a été de faire face à tout un tas de mots nouveaux, je les ai rassemblé ici. Vous trouverez donc sur cette page des définitions plus ou moins courtes et parfois un lien vers un articles complet sur le sujet.

  • Alvéole : chaque alvéole – ou cellule – est hexagonales.  La plupart ont la même taille et peuvent contenir du miel,  du pollen ou du couvain. Quand on regarde rapidement un rayon bâti, on a l’impression que ces alvéoles sont horizontales. Mais non ! les abeilles les construisent avec un angles de 13°, vers le haut. Comme ça,  les jeunes larves restent bien au fond de leur cellules. Et quand les abeilles y stockent du miel – qui est très liquide au début – il ne coule pas. D’ailleurs, en regardant d’encore plus près, on verra que le fond n’est pas plat. Il est un peu pointu (on dit « en rhombe »). Si les abeilles construisent des hexagones – alors qu’un carré nous semble plus simple, non ? – avec un fond en rhombe, c’est pas juste pour faire beau. Mais c’est parce qu’il s’agit de la forme la plus efficace : celle qui consomme le moins de cire possible pour le même volume. Enfin presque, car un mathématicien a calculé qu’il existe une autre forme de fond qui permettrai aux abeilles d’économiser 0,35% de cire… Alors soit les abeilles ont encore un potentiel d’amélioration, soit elles ont une autre raison de construire comme ça.
  • Buckfast : race d’abeille créé par le frêre Adam au XXème siècle, en Angleterre. Elles sont douces, butinent bien, produisent beaucoup de miel, mais consomment beaucoup de miel pour passer l’hiver, et doivent donc souvent être nourries.
  • Butiner : passer de fleur en fleur pour leur prendre leur butin, c’est à dire leur nectar. L’abeille butine aussi quand elle récolte du pollen, de la résine pour faire la propolis, du miellat de pucerons…
  • Candi : nourriture qu’on peut donner aux abeilles pendant l’hiver si on veut les booster  (ou si on doit les « sauver » ). Il s’agit d’un pain de sucre, solide, que les abeilles consomment pendant et après l’hiver mais ne stockent pas (même si certains apiculteurs constatent qu’elles stockent sans operculer). Si la ruche contenait assez de provisions pour passer l’hiver, ce nourrissement ne devrait pas être nécessaire. On peut le faire soi-même, ou l’acheter tout prêt.
  • Chine : pays très paradoxale qui comporte des zones tellement dépeuplées d’abeilles que ce sont des hommes qui assurent la pollinisation des fruits (avec un pinceaux). Et pourtant c’est le pays qui exporte le plus de miel au monde : 110 000 tonnes en 2012. Pour info, la France avait alors une production totale de 18 500 tonnes (source : FranceAgriMer)
  • Colonie : ensemble des abeilles – ouvrières, reine, et faux-bourdon – qui vivent sous un même toit. Une colonie est dite « sauvage » lorsqu’elle s’est installée ailleurs que dans la ruche d’un apiculteur (par exemple, entre un volet fermé et la fenêtre, dans un grenier, ou sous un tas de bazar dans une vielle grange…). Il est possible de « récolter » cette colonie pour l’installer dans une ruche, mais c’est généralement plus difficile que de ramasser un essaim.
  • Couvain : zone de la ruche ou se trouvent les bébés : œufs, larves puis nymphes. En général, cette zone se trouve au centre de la ruche pour que la température y soit stable et élevée : 35°. En général, sur le rayon d’en face, on trouve le garde-manger : quand les abeilles naissent, elles ont faim, et ont besoin de pollen pour finir leurs croissance. Elles mangent le pollen qui a été stocké juste en face, et peuvent ensuite commencer leur métier de nourrice de larve. Il sera important de savoir situer le couvain, car son observation peut nous en apprendre beaucoup sur l’état de la ruche.
  • Dadant : Charles Dadant, qui a donné son nom à la ruche Dadant.
  • Dérive : quand une butineuse sort de sa ruche, elle n’y reviendra pas toujours. Dans un rucher où les ruches sont proches, elle peut se tromper. Si ça arrive à de nombreuses abeilles, on dit que la ruche dérive. On peut soupçonner que la dérive soit parfois volontaire car les ruches « faibles » ont plutôt tendance à dériver . . . pas folle l’abeille !
  • Enfumoir : considéré comme l’instrument indispensable à l’apiculteur. Il doit produire une fumée à la fois épaisse et froide. C’est tout un art de l’allumer, et chaque apiculteur a sa technique et son carburant préféré…
  • Essaim : là il y a beaucoup à dire, mais en bref c’est un ensemble d’abeilles en plein déménagement. En cas d’essaimage naturel, c’est la colonie qui a décidé que la ruche était trop petite, et qu’il fallait scinder le groupe. Alors la reine rassemble autour d’elle une partie de la colonie, et s’en va chercher un nouvel endroit ou batir. Celles qui restent ont souvent déjà commencé à élever de nouvelles reines. Elles en font toujours plusieurs, mais au final il n’en restera qu’une.
  • extracteur : appareil en inox, lourd, cher et encombrant mais tellement pratique pour extraire le miel des cadres. Il existe des modèles manuels (petites tailles) ou électrique ; radiaires ou tangentiel…
  • Faux-bourdon : c’est le mâle de la ruche, enfin, l’un des mâles, car il y en a des centaines. On les accuse de tous les maux (goinfres, pique-assiette, profiteurs, voleur de miel, etc) car ils ne savent pas se nourrir . . . ailleurs que dans la ruche. On ne leur reconnait que leur rôle dans la reproduction et le brassage génétique. Ils naissent d’un œuf non-fécondé et sont élevés dans des cellules un peu plus grandes que les alvéoles standard. Quand les réserves de la ruche baissent, ou quand l’hiver arrive, ils sont chassés de la ruche par les ouvrières, et vont mourir dehors.
  • Gelée Royale : une Reine aurait pu être une simple ouvrière, car comme les ouvrières elle vient d’un œuf fécondé. La seule différence vient de la nourriture que lui ont donné les nourrices après l’éclosion. Les larves qui en mangent pendant 3 jours deviendront des ouvrières. Celles qui en mangent pendant 5 jours deviendront des Reines. Ensuite, les Reines seront nourries toute leur vie à la gelé Royale.
  • GDSA : Groupement de Défense Sanitaire Apicole. Association (il y en a souvent une par département) à laquelle peuvent adhérer les apiculteurs pour obtenir des conseils d’ordre sanitaire ou de prophylaxie. Ces association servent aussi de « groupement » d’achat pour les produits de traitement des maladies des ruches.
  • Grille à Reine : cette grille laisse passer les abeilles, mais pas le reine (un peu plus grosse). on la place entre le corps et la hausse pour empêcher la reine de passer dans les hausses et éviter d’y trouver du couvain.
  • Hémolymphe : c’est un peu le sang des abeilles. Elle distribue les nutriments, transporte les « déchets », les défenses immunitaires, etc. C’est ce liquide dont se nourrissent les varroas
  • Hivernage : avant que l’hiver n’arrive, les abeilles le savent et l’anticipent. Elles ne peuvent pas vivre sans nectar et pollen, et l’hiver, il n’y en a pas. Un ours fait ses réserves sous forme de graisse. L’abeille fabrique du miel et le stocke dans ses rayons. Elle dispose donc de l’énergie qui lui sera nécessaire pour maintenir au chaud le cœur de la ruche pendant l’hiver.
  • Langstroth : ruche à cadre mise au point par M. Langstroth (USA) au milieu du XIX ème siècle.
  • Lève-cadre : l’un des trois outils indispensable (avec l’enfumoir et la tenue de protection). On peut le remplacer par un gros couteau ou un tournevis, mais pour quelques euros on a un très bon outils multi-fonction. On s’en sert pour gratter, pour décoller les éléments de la ruche ou les cadres, pour faire levier, ou pour tapoter. Et encore bien d’autres choses.
  • Maladies : on pourrait en répertorier un quarantaine, mais les plus connues (parce ce qu’elles sont soit courantes soit grave) sont la varroase, la loque américaine, la loque européenne et la nosémose. Chacune aura droit ici à sa définition et à un article complet (voir plusieurs).
  • Miel : les abeilles le fabriquent pour elles. Les homme élèvent des abeilles pour lui. C’est souvent le produit phare de la ruche. Il est fait principalement grâce au nectar des fleurs que ramènent les butineuses (mais aussi avec du miellat), puis à des transformations et évaporations opérées par les abeilles.
  • Miellat : liquide collant excrété par les pucerons qui le déposent sur les branches ou feuilles des arbres sur lesquels ils vivent. Si vous êtes garés sous cet arbre, vous retrouverez aussi du miellat sur votre pare-brise. Les abeilles récoltent ce miellat sucré et en font du miel (miel de chêne par exemple).
  • Miellerie : lieu où l’apiculteur transforme les rayons pleins de miel en . . . pots de miel. On y trouve généralement l’extracteur, le décanteur . . .
  • Nectar : né d’une co-évolution entre les fleurs et les insectes, il est fabriqué par les fleurs pour attirer les insectes. En récoltant le nectar, ils se couvrent de pollen qui ira féconder les fleurs suivantes. Les fleurs élaborent donc un jus sucré et parfumé pour être sûres de recevoir de la visite.
  • Non-valeur : se dit d’une ruche qui a « tout pour réussir » (Reine, ponte, couvain, pollen, miel…) mais ne produit jamais assez pour que l’apiculteur puisse récolter. Souvent ces ruches doivent même être nourries pour passer l’hiver.
  • Nucléus (ou Nucléï au pluriel) : en latin, noyau. En apiculture, ça désigne une petite colonie, qui vit dans une ruchette. On se sert de nucleï pour élever des Reines ou pour augmenter le cheptel.
  • Opercule : petit bouchon de cire que les ouvrières mettent pour fermer les alvéoles.
  • Paquet d’abeilles : issus d’élevage, on en trouve à vendre entre 1 et 1,5 Kg, avec ou sans Reine. Ce paquet est dans des boites prévues pour voyager, et contient aussi un peu de nourriture. C’est un des moyens qui permet de peupler une ruche vide.
  • Prophylaxie : mot bien compliqué pour désigner l’ensemble des actions destinées à prévenir l’apparition ou l’aggravation de maladies.
  • Reine : elle est plus grosse et elle vit plus longtemps (jusqu’à 5 ans) que les autres abeilles. Mais c’est surtout la seule qui est capable de pondre des œufs fécondées (vu que c’est la seule à avoir connue intimement – enfin, en plein vol et en publique – le faux-bourdon). Elle guide son peuple grâce aux phéromones, mais en cas de défaillance, elle peut se faire destituer.
  • Soleil d’artifice : terme « poétique » pour parler du vol d’orientation, le premier vol que font les abeilles en sortant de la ruche.
  • Varroa : petit acarien qui a fait son apparition en France dans les années 80. Il vit et se multiplie au détriment des abeilles en se nourrissant de l’hémolymphe (le sang des abeilles), ce qui les affaiblit et les rend vulnérable aux maladies.
  • Vol d’orientation : après avoir été ouvrières à tous les postes dans la ruche, les abeilles vont devenir butineuses. Pour leurs premières sorties, elles volent en cercles devant la ruche. On dit qu’elles règlent leur GPS pour savoir où revenir après avoir butiné. On parle aussi de « soleil d’artifice ».
  • Voirnot : l’abbé Voirnot a donné son nom à la ruche Voirnot. Carrée, qui respecte bien la forme de la grappe, elle est souvent conseillée dans les régions aux hivers rigoureux.
  • Sédentaire : se dit d’une ruche qui reste toute l’année au même endroit (contraire de pastorale ou transhumance).
  • Spermathèque : la Reine, au cours de son vol nuptial, se fait féconder par plusieurs faux-bourdons. Tout le sperme qu’elle reçoit est stocké dans la spermathèque et sera utilisé tout au long de sa vie pour féconder les œufs qui donneront des ouvrières. Quand la spermathèque est vide, les œufs ne peuvent plus être fécondés et donneront donc des mâles (faux-bourdons). La ruche devient bourdonneuse. Généralement la Reine a été remplacée (soit par les ouvrières, soit par l’apiculteur) avant d’en être à ce stade.
  • Warré : un autre abbé qui aimait les abeilles, qui a donné son nom à une ruche carrée, plus petite que la Voirnot, et sans cadres.

 

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Jérôme BOISNEAU

10 commentaires dans “Glossaire

  1. Grand merci pour ce glossaire, c est une bonne aide en effet pour débuter.

    • De rien Baptiste :-) Et n’hésitez pas à me solliciter à propos de mots qui n’y sont pas…

  2. Absolument ce que je cherchais! Je débute comme apicultrice en Suède où j’habite. Pas facile d’y apprendre le glossaire non plus mais on s’y fait en rencontrant d’autres apiculteurs et en lisant des articles appropriés pour le pays. Mais quand il s’agit d’expliquer pour la famille française ou d’échanger avec d’autres apiculteurs francophones, les mots manquent… Merci donc pour ce glossaire!
    Je me demande néanmoins toujours ce qu’est une hausse. J’ai ma petite idée mais pas tout à fait sûre.
    Bonne continuation!

  3. merci pour ce glossaire ces une bonne aide pour débuter , quel livres me conseiller vous pour m’aider gérer mon année d ‘apiculture merci bonne fete de fin d’année

  4. Bonjour Wuilmar,
    Pour les livres, regarde là : http://mapremiereruche.com/jai-lu-pour-vous/
    Le premier est « indispensable », mais pas suffisant. Pour gérer son année, le deuxième est pas mal.
    Sinon, parmi les livres de Jean Riondet décrits ici : http://mapremiereruche.com/interview-9-les-conseils-de-jean-riondet-pour-poser-ses-premieres-ruches/ « l’apiculture mois par mois » est un bon guide.
    Mais tout dépend aussi de votre philosophie envers vos ruches :-)

  5. Bonjour,
    Très intéressant le glossaire , j’ai appris des mots nouveaux importants.

  6. Merci beaucoup pour ce glossaire, qui va beaucoup m’aider durant cette année au rucher école. Je suis néophyte dans ce domaine . Je lis tous les articles que vous avez écrit avec attention. Bonne continuation .

  7. Merci pour ce glossaire. J’espère qu’il va beaucoup m’aider dans mes diverses recherches sur le net.
    Cordialement.
    José

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