La ruche Dadant, en bref

Il s’agit d’un modèle de ruche à cadres très courant en France. Et pour cause, c’est un français qui lui a donné son nom : Charles Dadant.

Un peu d’histoire…

La ruche à cadres existait déjà en Grèce depuis 2500 ans et avait été mise au point pour pouvoir récolter le miel, sans détruire la colonie d’abeilles ! Ça peut paraitre brutal, mais c’était alors la pratique « normale » pour récolter le miel. Et cette technique barbare a perduré encore de longs siècles après l’invention des cadres mobiles. En effet, ce n’est qu’au tout début du XIXème siècle qu’on a vraiment commencé à fabriquer des ruches à cadres ailleurs en Europe. Puis au Etats-Unis où M. Langstroth a mis au point son propre modèle, qui est encore très utilisé en France. Enfin, Charles Dadant, qui vivait aux Etats-Unis, adapta un peu les dimensions pour créer son modèle, et la popularisa en France. Elle fait partie de ces ruches qu’on appelle parfois ruches industrielles car souvent (mais pas toujours) les apiculteurs qui les utilisent ont besoin de l’industrie qui fabrique ces ruches, les cadres, les cires gaufrées, le matériel d’extraction du miel, etc

Un peu de technique…

Ruche à cadres

Crédit image : Achillea

 

La ruche Dadant est composée d’un corps (la grosse boite du bas) qui contient 10 cadres.

C’est à cet étage que vit la colonie. La reine y pond, les ouvrières y stockent le pollen et le miel. Quand la colonie est suffisamment forte, que le corps est bien rempli, et que c’est le bon moment  alors l’apiculteur ajoute une hausse (en fait, il y a pleins d’autres critères pour savoir quand ajouter les hausses, et on apprendra tout ça au fur et à mesure). Dans cette hausse, les abeilles n’y stockeront – normalement – que du miel. Elles ont en effet tendance à considérer le corps comme  leur maison, et le (ou les) hausses comme le grenier. Pour récolter, c’est bien plus pratique…

Après ce bref aperçu de la ruche Dadant, vous pouvez mettre un commentaire pour me dire ce que vous en pensez, et ce que je pourrais détailler dans un prochain article.

Jérôme BOISNEAU

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